© Henri Pornon

Constellations de lieux sacrés

 

On désigne par constellations de lieux sacrés des ensembles de sites qui reproduisent à la surface de la terre des constellations d’étoiles. Les passionnés d’hermétisme voient dans de telles configurations une application du principe déjà évoqué : « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Une revue de littérature a permis d’identifier 6 constellations, dont les sites concernés ont été géo-localisés, de façon à comparer leur configuration avec les constellations associées qui sont la Vierge, la Grande Ourse et la Petite Ourse.

 

L'examen de ces configurations montre que les ressemblances avec la forme des constellations sont parfois peu convaincantes (Glastonbury par exemple), mais parfois troublantes (particulièrement pour les 3 Grandes Ourses françaises, qui associent à chaque fois des églises ou monastères majeurs de leurs territoires respectifs). L'auteur de ce site a essayé de détecter d'autres configurations sur des sites comportant de grands nombres d'églises et n'a pas pu en établir d'autres.

 

A chacun de se faire une idée...

Orion et Gizeh : une constellation peu convaincante

 

Alain Boudet évoque plusieurs autres configurations sur son site. J’ai essayé sans succès de reconstituer l’une d’elles : la constellation d’Orion formée à partir de temples et de pyramides de l’Egypte ancienne. J’ai donc localisé à partir de diverses sources bibliographiques (en particulier l'Atlas de l'Egypte ancienne publié en 1990 par les Editions du Fanal) un grand nombre de temples, de pyramides et de mastabas de cette époque, mais le résultat n’est pas convaincant, comme le montre la carte jointe. L’hypothèse d’Alain Boudet est que les 3 principales pyramides de Gizeh (Khéops, Khefren, Mykérinos) constituent l’alignement central d’Orion, mais je n’ai pas trouvé de sites permettant de reconstituer la forme d’Orion. Les pyramides de Djédefré et de Khaba, les plus proches, pourraient-elles représenter Bételgeuse pour la première et l’étoile K pour la seconde ? La ressemblance ne saute pas aux yeux.

 

[1] En particulier l’Atlas de l’Egypte ancienne, publié en 1990 par les Editions du Fanal.

La constellation d'Orion (source : Wikipedia)

Une constellation d'Orion en Egypte ancienne ?

(cartographie : Open Street Map)