© Henri Pornon

Les figures géométriques identifiées à Angkor

Les deux carrés concentriques d'Angkor (cartographie Open Street Map)

Du IXème au XIVème siècle, plusieurs sites, tous situés dans la région d’Angkor ont été les capitales du royaume khmère. Cette séquence historique commence au début du IXème siècle avec l’installation du roi Jayavarman II sur la colline du Phnom Kulen, puis près du ROLÛOS actuel à Haraharalaya, et se termine avec une dernière construction ordonnée par le roi Jayavarman VIII à la fin du XIIIème siècle (Prasat Top Est). Angkor restera capitale du royaume Khmer jusqu’en 1431 / 1432, mais plus aucune construction significative ne sera réalisée. Tous les temples étudiés datent de cette période. Le site va tomber dans l’oubli jusqu’à sa découverte en 1860 par Henri Mouhot, à la suite de laquelle plusieurs visiteurs vont confirmer l’intérêt du temple d’Angkor Vat dans un premier temps (parmi eux, Pierre Loti, auteur de « un pèlerin d’Angkor »), puis de l’ensemble des sites dans un second temps. Depuis, certains ont été restaurés, d’autres sont en cours de restauration, d’autres sont en attente de restauration ou à l’abandon. 

 

Il est important d’évoquer le contexte religieux pour comprendre la situation dans les temples. Jusqu’au XIIème siècle, la religion officielle du Royaume Khmer est l’hindouisme, mais le bouddhisme, déjà présent, est toléré. C’est la raison de la coexistence dans les temples de lingams (associés à Shiva) et de statues du Bouddha, ainsi que de bas-reliefs évoquant les mythes shivaïstes et bouddhistes. Après un siècle de conflits au XIIIème siècle entre bouddhisme et shivaïsme, le bouddhisme est finalement devenu la religion dominante au Cambodge, et donc dans la région d’Angkor. C’est la raison pour laquelle on trouve aujourd’hui des statues du Bouddha dans la plupart des temples.

 

Références bibliographiques :

  • Bérénice GEOFFROY-SHNEITER, Claude JACQUES, Thierry ZEPHIR, l'ABCdaire d'Angkor et l'art khmer, 2013, Flammarion
  • Claude JACQUES et Michael FREEMAN, Angkor cité khmère, 2006, Editions Olizane, Genève
  • Michel PETROTCHENKO, Le guide des temples d'Angkor, 2015, Amarin Printing and Publishing PCL

 

Territoire étudié

Rectangle de 60 * 45 km, mais dont la partie concernant spécifiquement Angkor représente un rectangle de 37 * 25 km

Superficie

Total : 2700 km2 ; partie Angkor : 925 km2

Sources

Open Street Map et Google Earth, cartes Angkor Explorer (SIEM REAP Temple Location Map) et Nelles Map 2016 (the Temples of Angkor)

Vérifications effectuées sur le terrain pour une partie des sites (certains sont inaccessibles car dans la forêt ou dans des zones inaccessibles). C’est en particulier le cas de plusieurs sites identifiés sur la carte Angkor Explorer.

Nombre de points géolocalisés

120 points, dont 114 dans le secteur d’Angkor (les 6 autres sont situés dans le secteur du Phnom Kulen)

Système de projection d’affichage

EPSG 3148, projection UTM valable en Inde et au Cambodge

Type de points

Temples hindouistes et bouddhistes

Figures remarquables identifiées

Un octogone, formé de deux carrés concentriques : l’un des 8 points, le Prasat Ho Phka, située dans l’angle sud-ouest, apparaît sur la Carte « Angkor Explorer », mais n’a pu être identifié sur le terrain ou sur les photographies aériennes.

Un losange mystique identifié, mais considéré comme non significatif et non représenté sur l'image

Angkor : le Preah Pithu, temple montagne (photographie H.Pornon)